Et elle s'affirme comme telle plus que jamais alors l'affaire Lyhanna et toutes les autres...
https://450.fm/2026/06/12/scandale-a-la-glmf-un-repris-de-justice-elu-president-du-convent-2026/
Scandale à la GLMF : Un repris de justice élu président du Convent 2026
Quand la Grande Loge Mixte de France décide de placer un homme condamné par la justice à la tête de son instance souveraine, on est en droit de se demander si l’obédience n’a pas simplement perdu la raison.

Ce matin, les membres du Convent 2026 de la Grande Loge Mixte de France ont fait un choix pour le moins stupéfiant : élire Joël Canapa comme président du Convent. Un choix qui, à lui seul, résume mieux que n’importe quel article le profond malaise qui ronge cette obédience quarantenaire. Car Joël Canapa n’est pas un frère comme les autres. C’est un homme au lourd passé judiciaire, déjà exclu du Grand Orient de France, et dont les condamnations sont publiques et documentées.
Un parcours judiciaire bien rempli
Joël Canapa, ancien vice-président du conseil régional PACA et ancien premier adjoint de La Garde (Var), traîne derrière lui plusieurs affaires qui auraient dû, en toute logique, l’écarter durablement des responsabilités.
- En 2015, il est condamné par le tribunal correctionnel de Toulon à 10 000 euros d’amende pour avoir laissé une facture téléphonique de 117 000 euros sur le dos de l’office HLM Terres du Sud Habitat qu’il dirigeait. S’il a été relaxé du détournement de fonds publics, le tribunal a retenu sa culpabilité pour le surplus.
- En 2020, nouvelle condamnation, cette fois plus grave : le tribunal correctionnel de Marseille le condamne à un an de prison ferme pour blessures involontaires après un accident de la route sur l’A50. Il roulait avec un permis invalidé (perte totale de points) et a percuté un véhicule en bande d’arrêt d’urgence, blessant une grand-mère, sa fille et son bébé. Le tribunal a même révoqué un sursis antérieur et retenu la récidive légale.
Autant de faits qui font de lui un repris de justice au sens strict du terme. Et c’est cet homme-là que le Convent de la GLMF a choisi ce matin pour présider ses travaux.
Une obédience qui cumule les dysfonctionnements
Ce choix ubuesque intervient alors que la GLMF traverse une zone de fortes turbulences. Ces dernières semaines, 450.fm a révélé plusieurs affaires embarrassantes :
- Des témoignages troublants sur les méthodes d’inspection et la gouvernance interne ;
- Un rififi ouvert entre le Conseil de l’Ordre et le Grand Commandeur ;
- Des questions persistantes sur la qualité de gestion de certains comptes, notamment ceux liés à Félix Natali.
Malgré ces signaux d’alerte répétés, les membres de l’obédience s’apprêtent à reconduire Félix Natali pour un troisième mandat de Grand Maître, accompagné d’un nouveau Conseil de l’Ordre. Dans ce contexte déjà tendu, élire Joël Canapa à la présidence du Convent ressemble moins à un choix malheureux qu’à un acte de sabotage intérieur. C’est comme si une partie de la GLMF avait décidé d’appuyer elle-même sur l’accélérateur de sa propre déchéance.
Cynisme maçonnique

Certains frères de la GLMF s’offusquent que la presse maçonnique indépendante relate ces faits. Pourtant, la direction de l’obédience nous facilite grandement la tâche. À chaque fois qu’on pense avoir touché le fond, elle trouve le moyen de creuser encore un peu plus.
On en arrive à ce paradoxe savoureux : une obédience qui se revendique de valeurs morales élevées, de rectitude et d’exemplarité, choisit pour présider son instance la plus importante un homme condamné à plusieurs reprises par la justice républicaine. On appelle ça, en langage courant, un magnifique pied de nez à la notion même d’intégrité.
Une confiance qui va devoir être aveugle
Les membres de la GLMF vont donc devoir, une fois encore, accorder leur confiance à Félix Natali pour un troisième mandat, et à un Conseil de l’Ordre qui devra travailler avec un président du Convent au casier judiciaire bien rempli.
On est loin de la « maçonnerie de tradition » et de l’exigence initiatique. On est clairement entré dans une autre ère : celle de la maçonnerie de l’entre-soi, où l’on préfère protéger les siens plutôt que de préserver l’honneur de l’institution. La question que beaucoup se posent désormais est simple :
Jusqu’où ira la GLMF avant de comprendre que la tolérance a des limites, même en maçonnerie ?

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